POPLINE Document Number: 290369
Corporate Author(s):
Human Rights Watch
Source citation:
New York, New York, Human Rights Watch, 2005 Apr 12. 17 p.
Abstract:
Since early 2003, Sudanese government forces and government-backed ethnic militias known as “Janjaweed” have committed war crimes, crimes against humanity and ”ethnic cleansing” in the Darfur region of Sudan. They have targeted for abuse civilians belonging to the same ethnic groups as members of two rebel movements, the Sudan Liberation Army (SLA) and the Justice and Equality Movement (JEM). More than two million people of the region’s estimated population of 6 million have been directly affected by the conflict through attacks on villages, killings, sexual violence, looting of livestock and household goods, destruction of property, and other abuses. An additional two million people have been affected by the near total collapse of the region’s economy. According to recent United Nations figures, the attacks have led to the deaths of at least 180,000 people and the displacement of more than 2.5 million others. Most of the displaced people remain in Sudan as “internally displaced persons,” but an estimated 200,000 have sought refuge in Chad and are refugees as defined by the 1969 OAU Convention on the Specific Aspects of Refugee Problems in Africa; many are also considered prima facie refugees who are entitled to the protections of the 1951 Refugee Convention until their status can be determined. (excerpt)
French Abstract:
Depuis le début de l'année 2003, les forces armées soudanaises et les milices ethniques connues sous le nom de Janjawids (soutenues par le gouvernement) se sont adonnées à des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et à des actes de " nettoyage ethnique " dans la région du Darfour, au Soudan. Elles ont axé leurs violences sur des civils appartenant aux mêmes groupes ethniques en qualité de membres de deux mouvements rebelles : le Mouvement/Armée de libération du Soudan (MALS) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE). Plus de deux millions de personnes (sur les six millions qui peupleraient la région) ont été directement touchées par le conflit par suite d'attaques de villages, de tueries, violences sexuelles, rafles de bétails et de biens ménagers, destruction de propriété et autres exactions. Un nombre supplémentaire de deux millions de personnes ont été également affectées par l'effondrement quasi total de l'économie de la région. Selon les chiffres récemment publiés par les Nations-Unies, les attaques ont entraîné la mort d'au moins 180 000 personnes et le déplacement de plus de 2,5 millions d'autres. La plupart des personnes déplacées sont restées au Soudan sous la dénomination de " personnes intérieurement déplacées " mais on estime à 200 000 le nombre de celles qui se seraient réfugiées au Tchad et y bénéficieraient du statut de réfugiés, aux termes de la Convention de l'OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique. Nombre de ces individus sont également considérés comme réfugiés prima facie, c'est-à-dire qu'ils sont en droit de bénéficier des protections prévues par la Convention sur les Réfugiés de 1951 jusqu'à ce que leur statut puisse être déterminé. (extrait)
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