Title: [Malicounda Bambara turns its back on excision]

POPLINE Document Number: 167795

Author(s):

M'Bodj S

Source citation:

Wida, 1997 Nov;(13):9, 11.

Abstract:

Thanks in large part to an education program jointly conducted over the past 10 years by the nongovernmental organization TOSTAN, UNICEF, and the Senegalese government, women of Malicounda Bambara village decided to abandon female genital mutilation (FGM). These women have abandoned the annual festivals traditionally marking the moment village girls enter into womanhood, completely turning their backs upon FGM. The education program encouraged village women to reflect for the first time upon previously taboo subjects. They tried, bit by bit, to together confront some of their FGM-related problems and resolve them. The women studied individual human rights in an education module upon women’s health, focusing upon women’s health and their rights to freely enjoy and preserve the physical integrity of their bodies. This knowledge then challenged the notion that every girl in the community should undergo FGM. By tradition, non-mutilated girls became the laughing-stock of the community, especially among mutilated girls. An unmutilated girl in Malicounda Bambara was considered soiled and unsuited to fix meals for others and serve those studying the Koran. However, that said, these women nonetheless recognized the existence of FGM-related complications and inconveniences. The women first decided in class to abandon FGM, then began discussing the possibility with the town’s traditional and religious leaders, as well as with their husbands.

French Abstract:

Grâce en grande partie à un programme d'éducation que mènent depuis dix ans conjointement l'organisation non gouvernementale TOSTAN, l'UNICEF, et le gouvernement sénégalais, les femmes du village de Malicounda Bambara ont décidé de ne plus exciser les filles. Donc, ces femmes ont mis fin aux fêtes annuelles qui marquent le moment où les filles du village deviennent de « vraies femmes » selon la tradition, en se tournant le dos à la mutilation génitale féminine (MGF). Le programme d'éducation a encouragé les femmes du village de réfléchir pour la première fois sur des sujets considérés jusque-là comme tabous. Elles ont essayé, petit à petit, de confronter ensemble certains de leurs problèmes liés à la MGF et de les résoudre. Elles ont étudié les droits de la personne dans un module d'éducation sur la santé de la femme, en concentrant sur le droit à la santé qui impliquent la liberté pour la femme de disposer librement de son corps et aussi la liberté de préserver l'intégrité physique de son corps. Cette connaissance a ensuite remis en cause leur coutume que chaque fille de la communauté soit excisée. Par tradition, les filles non mutilées devenaient la risée de tout le monde, surtout des autres filles mutilées. Une fille non mutilée à Malicounda Bambara était considérée comme souillée, impropre à préparer les repas pour les autres et à servir ceux qui étudiaient le Coran. Toutefois, cela dit, les femmes se sont quand même rendues compte des complications et des inconvénients liés à la MGF. Les femmes ont d'abord décide en classe d'arrêter de mutiler leurs enfants, puis elles ont commencé de discuter la possibilité avec les leaders traditionnels et religieux du village, ainsi qu'avec leurs maris. L'auteur décrit le processus des femmes du village de prendre la décision contre la MGF.

Keywords:

Senegal
Female Genital Cutting
Social Change
Cultural Background
Community Participation
Women
Social Mobilization
Influentials
Attitude
Women's Groups
Prevention and Control
Segregation
Developing Countries
Africa, Western
Africa South of the Sahara
Africa
Harmful Traditional Practices
Traditional Health Practices
Culture
Population Characteristics
Demographic Factors
Population
Organization and Administration
Knowledge Sources
Communication
Psychological Factors
Behavior
Interest Groups
Political Factors
Diseases
Index page